Saturday, April 16, 2011

The Chile-Quebec connection


The major political party leaders (except Gilles Duceppe) are trying to woo the "new Canadian" vote in the upcoming election. Indeed, immigration is an important issue for people in both sending communities (abroad) and receiving communities (in Canada). For example: how many foreigners should Canada admit? Should they come as asylum seekers and refugees or immigrants? Economic migrants, be it temporary foreign workers or more permanent skilled workers? Should Canada grant family visas, and who exactly is family: spouse? children? siblings? parents? cousins? grandparents? ... How long must they wait? What support should be afforded to new arrivals? 

José del Pozo
Image from Editions Boréal:
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The theme of immigration was broached in my graduate geography seminar on imperialism, globalisation and citizenship. Here are my reactions to the week's assigned reading Les Chiliens au Québec by José del Pozo, a Chilean-born professor at the Université de Québec à Montréal (UQAM). Dr. del Pozo joined our class as a guest speaker for the week, and provided additional insight into the issues facing Chilean migrants in Quebec. This piece was written mid-February 2011, just after the Harper government announced a reduction in family reunification visas.

        
Dans son livre Les Chiliens au Québec, José del Pozo souligne la diversité et l'évolution  de la politique migratoire du Canada (2009). Il décrit une migration transnationale des Chiliens (et des Chiliens-Canadiens) entre le Chili et le Canada qui est entremêlée avec la gouvernance transnationale. Il examine comment les structures présentes dans les deux pays, ainsi que celles dans plusieurs autres pays influent sur les « choix » des individus et des familles. Les manchettes de cette semaine annoncent que le gouvernement Harper va réduire de 5% le nombre de visas octroyés aux immigrants.[1] Cela démontre non seulement l'urgence d'une discussion honnête et ouverte sur ce sujet, mais aussi la pertinence des analyses scolaires telles que celles de del Pozo envers les politiques d'immigration actuelles. Cette analyse critique est concentrée sur cette intersection.
Image from Editions Boréal:
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Comme souligné par del Pozo, la politique migratoire du Canada et ses relations diplomatiques avec le Chili ont beaucoup influencé la nature des mouvements transnationaux entre ces deux pays. Les vagues de migration ont été poussées par la situation politique et économique au Chili ainsi que les changements  du système d'immigration et de réfugiés au Canada. Avant 1956, le nombre d'immigrants Chiliens qui sont venus vivre au Canada était très bas à cause d'une politique migratoire canadienne très restrictive et  de la préférence pour des immigrants provenant des États-Unis et de l'Europe occidentale. Après l'ouverture des portes au continent américain en 1956 le nombre d'immigrants a augmenté de façon importante. Les Chiliens venus au Canada avant 1973 et après 1990 sont des « véritables immigrants », tandis que ceux arrivés dans les années immédiatement après le coup d'État étaient plutôt des « immigrants politiques » ou des « immigrants forcés ». La vague de gens admis comme « réfugiés » qui a débuté durant la seconde moitié des années 1980 était motivée plus par des difficultés économiques que par la persécution politique. Puisque nous entrons dans une nouvelle période d`immigration restrictive (une cinquième étape?), des questions comme « est-ce que nous allons voir une nouvelle étape de migration chilienne vers le Canada et le Québec? » et « si oui, comment est-ce qu’elle va se distinguer des étapes antérieures? » sont très pertinentes.

Malgré le pouvoir et la rigidité des systèmes canadiens et québécois d`immigration et de l'asile,[2] il y existe encore des espaces d'agence pour des individus et des groupes. Le texte présente plusieurs cas où un ambassadeur particulier, des religieux(ses) québécois(es), la communauté chilienne au Québec et les lecteurs de la presse montréalaise ont réussi à protéger certains Chiliens et à faciliter leur entrée et leur intégration au Canada. Comment est-ce que ces espaces d'agence se transforment aujourd'hui dans l'âge de l'internet? Grâce aux technologies informatiques, il existe plus de moyens qu'auparavant pour échanger l'information et de créer des communautés d'activistes.  Del Pozo soulève le point que les immigrants et les réfugiés chiliens se servent déjà de l'internet pour s'informer sur le Canada et le Québec. Il distingue les immigrants de la quatrième étape comme étant les plus informés, grâce à, parmi d'autres facteurs, l’internet.  Alors, il faut poser la question « comment est-ce que les citoyens des deux pays vont exploiter ce monde virtuel pour s'assurer un flux migratoire d'immigrants et de réfugiés, malgré les restrictions imposées par le gouvernement actuel? »


Référence
José del Pozo. (2009). Les Chiliens au Québec. Immigrants et réfugiés, de 1955 à nos jours. Montréal: Boréal.



[1] Louise Elliot.(14 février 2011) «Immigrant visas to drop 5%: records» CBC News. Accédé le 14 février 2011 à cbc.ca/canada/story/2011/02/12/canada-immigration-rates.html. Les commentaires racistes et anti-immigrants m'inquiètent.
[2] L'application des règles n'est pas uniforme et illustre le racisme et les préjugés enfoncés dans les structures canadiennes (et peut-être ceux des gens qui travaillent dans ces structures). Del Pozo compare le temps d'attente pour acquérir un visa de résidence et le statut de réfugié. Les joueurs d'hockey provenant de l'Europe de l'est reçoivent un visa de résidence deux jours après leur entrée au Canada, tandis que de véritables immigrants et réfugiés du Chili doivent attendre plusieurs mois, voire des années.

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